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samedi 9 mars 2013

Derniers préparatifs avant la traversée du parc Villarica….

Nous passons quelques nuits à l'hôtel "Donde German" afin de recharger les batteries…..
la piscine

le jardin
le salon


La veille du départ pour le parc "Villarica", j'étale les affaires qui doivent loger dans mon sac et qui serviront pour les 6 jours de marche (le sac de Nanou est quasiment identique)….


Ahhh, mince, il va falloir rajouter la nourriture pour 1 semaine…..
Nos frêles épaules vont avoir du boulot !

jeudi 7 mars 2013

Aux alentours de Pucon….

Lundi : Temps ensoleillé. Nous épluchons nos guides à la recherche de bons plans…
(La météo annonce un temps maussade pour une bonne partie de la semaine…)
2 promenades s'imposent dans la région : le "Cani Sanctuary" et le sentier "San Sebastian" dans le parc de Huerquehue…
Ces 2 randos offrent de belles perspectives… Ca nous maintiendra en forme.
Nous nous lançons. Aujourd'hui, ce sera "Cani". Nous prenons un bus local au moteur poussif et qui s'arrête tous les km…
Il nous faut une demi heure pour parcourir les 15 bornes qui séparent Pucon de Cani..
Nous déscendons du bus, payons le droit d'entrée et entamons notre marche.
Nous dépassons quelques fermes,








apercevons quelques moutons,
"admirons" des porcs élevés en plein air, et nous régalons de quetches tombées de l'arbre et de mûres sauvages.









Puis ça grimpe durant 2 heures. La balade devient alors intéressante...





Cani recèle la plus vieille forêt d'araucarias de la région. Cet arbre est surnommé "désespoir des singes" en raison des aiguilles qui recouvrent son tronc et ses branches…





Nous évoluons dans un environnement bucolique, agrémenté de petits étangs ça et là…..
























Une dernière montée nous amène au point de vue. Le Lanin à gauche, sous les nuages, et le Villarica à droite, dégagé. Nous distinguons le Llaima, au loin….










Anne et moi avons "survolé" les 1 000m de dénivelés positifs. Notre forme est olympique !








Après un bain de soleil d'une heure, nous rebroussons chemin….

Mardi : Temps pluvieux. Nous ne faisons rien de la journée. Comme c'est bon ! Nous croisons Julie et Marianne, 2 belges avec qui nous avons sympathisé à San Martin. Nous tchatchons tout l'après midi. Nous nous donnons rendez-vous le lendemain pour rejoindre les thermes "Posones" ensemble.

Mercredi : Temps maussade. Quelques ondées. L'activité de la journée se résume à changer d'hotel, faire des courses, préparer à manger et se rendre aux thermes.




Nous nous délassons 3 heures dans les bains d'eau chaude.







Nous en ressortons complètement skotchés, en hypotension complète,












ayant toutes les peines du monde à grimper les quelques marches qui nous séparent de la sortie…. Nous entamons la soirée en dégustant une bouteille de Carménère à 13.5°, rien que ça. Nous sommes mûrs pour aller au dodo !
PS : L'hôtel où nous séjournons est le "Donde German". L'endroit est vraiment extraordinaire.


 Neuf, propre, tout en boiseries, cuisine et chambres énormes, vue sur le volcan….

Jeudi : Ensoleillé avec quelques nuages d'altitude: Nous choisissons cette deuxième fenêtre météo pour prendre la direction du parc Huerquehue. L'objectif de la journée est le Cerro "San Sebastian".
Nous payons l'entrée (8€/pers). On nous donne une carte décrivant les différentes randos. Le guardaparque nous met en garde sur la difficulté du sentier.1100m de positif. Neige à partir de 1700m. Dernier bus à 17h. Tps estimé pour faire l'aller retour : 9h… Ca me plait !













Il est 10h lorsque nous débutons la marche. L'ascension se fait en douceur jusqu'aux 1700m.





La forêt est superbe.












Petite vue sur le Lanin...





Puis ça se corse. la pente devient raide. La boue, puis la neige rendent le sol glissant…. Très glissant !





Aïe ! Anne a oublié ses batons de rando… Et n'a que des runnings aux pieds !






Mauvaise pioche ! Après 20 minutes d'efforts sur ce terrain difficile, elle décide de ne pas aller au bout. Elle m'attend au niveau d'un beau "mirador".


Pour ma part, j'enlève mon sac et attaque ce qui reste de montée. Je dérape et manque de me casser la figure, mais je m'accroche. Je sors de la forêt. Je me retrouve sur la crête.


 Le terrain s'aplanit. Le sentier est mal tracé, à cause de la neige. J'enjambe les congères et escalade les roches qui me séparent du sommet. J'y arrive en un quart d'heure…. Le spectacle en vaut la chandelle !













Vue à 360 degrés ! Le Llaima et le Lonquimay en point de mire !























Le Lanin et le Villarica restent malheureusement dans les nuages… S'offrent à mon regard le lac "Tinquilco" et" San Manuel", ainsi que le Caburga…… Je ne peux malheureusement pas profiter du spectacle très longtemps. Anne m'attend. Et le sommet est balayé par les vents…..
Je la rejoins en courant-glissant-sautant-trébuchant… Puis nous entamons la descente. Au final, nous arrivons avec 1H30 d'avance, juste à temps pour prendre le dernier bus ! Et quel bus ! Rempli à ras la gueule !


Quelle belle journée !


mardi 5 mars 2013

Objectif : Volcan Villarica !


View Larger Map

Après San Martin, le bus nous dépose à Pucon, capitale touristique de l'Araucanie chilienne…
Nous comprenons vite ce qui fait le succès de cette petite ville…


Pucon est une belle station balnéaire. Ses plages bordent le lac Villarica. La ville est située à 10 km du volcan du même nom, avec ses fumeroles, ses neiges éternelles et ses 2847 mètres.
Enfin, la ville est à proximité de 2 réserves naturelles. Le parc du Villarica et le parc Huerquehue, 2 paradis pour marcheurs…
Ses rues sont parsemées d'agences proposant les activités les plus folles, allant du rafting à l'ascension du Villarica, en passant par les descentes VTT, les virées en quad, le saut à l'élastique et j'en passe.
Notre auberge se nomme "Ecole!". Cette maison chilienne est toute mignonne, lambrissée ; les plafonds y sont bas, ce qui donne au lieu une ambiance douillette et conviviale.
Nous souhaitons organiser l'ascension du volcan au plus vite.
Nous repérons une agence ayant l'air sympa. Tiens, il reste des places pour le lendemain,  6H45….. 
Nous rassemblons nos affaires et nos provisions avant de nous coucher de bonne heure….
Le premier geste de la journée suivante : tirer les rideaux et scruter le ciel…
Ouf, nous voyons les étoiles ! Bon présage pour la suite !
Après un petit-déjeuner succinct, nous rejoignons l'agence.
Dernier "check" météo…. Temps ensoleillé, léger vent d'est, 7°au pied de la montagne, conditions optimales pour entamer une ascension de 1500m.
Nous sommes une dizaine de personnes à embarquer dans un van.
Il nous faut une demie heure pour rejoindre le site.
Un des guides nous demande si nous sommes prêts…. 
J'ai envie de lui dire : "A ton avis, Du Gland ? J'ai des fourmis dans les jambes, je n'en peux plus !"
Je garde cependant mes réflexions pour moi.
Il nous donne les dernières consignes. Si les conditions météorologiques se dégradent, il peut décider de rebrousser chemin…. Nous voici prévenus !




La première partie de l'ascension ne casse pas des briques. Nous cheminons sous des télésièges pendant près d'une heure…










Une heure supplémentaire est nécessaire pour rejoindre les neiges éternelles….






La marche devient alors vraiment fun ! Je me régale, même si je râle. Trop de pauses à mon goût… A croire qu'il y a une majorité d'unijambistes dans le groupe. J'ai hâte de rejoindre le sommet !!!!!





Enfin, nous l'atteignons ! Et le spectacle vaut son pesant de cacahuètes !












Vue à 360°. La région entière se dévoile sous nos yeux.


  Et c'est le pied !!!!


Revoici le Lanin (encore lui), mais aussi le LLaima, le Quetrupillan, et bien d'autres.
Le lac Villarica est juste là, en contrebas….


Nous dégainons le réflex et prenons des dizaines de photos.












Pendant ce temps, le volcan crache toujours ses fumerolles.









Nous restons autour du cratère durant près d'une heure avant d'entamer la descente en luge !












 L'occasion, pour Anne et moi, de redevenir des enfants !
Nous comprenons rapidement les avantages de la luge pour dévaler la montagne :
- un moindre effort.
- des genoux préservés.
- mais surtout, c'est l'éclate !!!!!!!!!!













Vivement la suite !!!!



samedi 2 mars 2013

Frustrations à San Martin de Los Andes...





Arrivés à San Martin de Los Andes, nous nous dirigeons vers l'auberge de jeunesse. La route est longue depuis la gare routière. Je peste. Nos affaires sont lourdes et encombrantes. Après un bon quart d'heure de marche avec toutes nos affaires sur le dos, les bras, la tête et partout où il y a de la place, nous nous retrouvons devant la porte de "L'Oso Andalous". Je sonne. La porte s'ouvre. Dès notre entrée, nous sommes frappés par l'obscurité règnant dans la pièce commune. Et la cuisine est étroite. Et le sol moquetté du dortoir n'a pas été nettoyé… Enfin, de la pisse stagne sur le rebord de la cuvette des toilettes… Les jours suivants confirment cette première impression désastreuse. Un soir, nous sommes réveillés par les cris d'une folle tambourinant à la porte du dortoir… Un autre jour, la réservation de la chambre a sauté… et le petit déjeuner se résume à 2 pauvres biscottes... Trop fatigués pour changer d'endroit, nous sommes résignés à rester… Le jour suivant notre arrivée, nous cherchons des renseignements pour effectuer l'ascension du volcan Lanin et ses 3776m…

Le Lanin.

Je déchante rapidement ! Louer les services d'un guide revient à 300€/personne. Trop cher. Le projet tombe à l'eau… La pilule passe mal…
Autre projet, autre désillusion : La route des 7 lacs reliant San Martin à Villa La Angostura… Cette petite départementale de 110 km promet un parcours de toute beauté pour les cyclistes. Malheureusement, Anne n'est pas sûre d'y arriver… La mort dans l'âme, nous renonçons à louer les VTT… Quelle frustration !

Au final, les 5 jours passés à San Martin se résument en 3 balades…

  •  La montée du Cerro Mallo qui offre une belle perspective sur le Lanin.





  •  une promenade offrant un panorama sur le Lago Lacar.




  • et enfinnous passons un après-midi à flâner au bord d'une jolie rivière, en compagnie d'un chien en mal d'amour…


Au final, nous quittons cette ville sans regrets.




Anne à cause de la qualité médiocre de l'hôtellerie. Et moi pour ne plus penser à tous nos projets avortés.
Un bus nous emmène donc à Pucon, au Chili….. où un autre volcan nous attend !

lundi 25 février 2013

Le circuito Chico...


Il est 6h30 lorsqu’Anne me rejoint au salon….
Nous avons dormi à peine 4h…
Que fait on ?
Nous regardons tous les deux par la fenêtre. Le ciel est bleu…
Mmmhhh… Et si nous louions un vélo pour la journée ?
C'est parti !
Après le petit-déjeuner, nous nous rendons à l’arrêt de bus.
Direction, le "Circuito Chico".
Cette route touristique d’une trentaine de kilomètres passe par une magnifique presqu’ile…
Idéale pour une balade à vélos.


Une fois loués, nous montons en selle.
Et la prise en main ne se fait pas sans peine !
Le changement des vitesses est laborieux lors des premiers tours de roues...
Les montées, les descentes et les virages s’enchaînent.




Quelques kilomètres plus tard, nous prenons confiance et faisons les marioles… Indurain et Jeannie Longot n'ont qu'à bien se tenir !


Le parcours est jalonné de panoramas à couper le souffle.


Après deux heures d’efforts, nous nous octroyons une pause bien méritée afin de casser la croute.
Une petite gargotte propose des hots-dogs ("pancho", en espagnol).
Pain-saucisse de Frankfort-mayo-moutarde-chips….


Nous ne faisons qu'une bouchée de ce sandwich improbable et reprenons la route…
Montées-descentes-virages…







Quelques kilomètres supplémentaires et nous arrivons devant le plus bel hôtel d’Argentine…


En sueur, nos casques et nos vestes fluo à la main, nous nous dirigeons tranquillement vers le bar de l'hôtel…
- Puis je vous aider ? nous demande le gorille-costard-oreillette qui garde l’entrée…
-       - Nous aimerions prendre un verre…
-       - Malheureusement, c’est uniquement sur réservation… nous répond il avec son air mi-amusé, mi-condescendant.
Ou comment rembarrer (gentiment) deux guignols à vélos avec leurs vestes qui font mal aux yeux !
Nous ne demandons pas notre reste et reprenons la route.
Montées-descentes-virages.
Nous bouclons la promenade en 5h, rendons les vélos, reprenons notre souffle, puis le bus. Qui nous dépose en ville.  Petite escapade chez un glacier

 avant de retourner à l’hôtel.
Le temps se couvre. Malgré la météo, nous restons une journée supplémentaire à Bariloche avant de rejoindre San Martin de Los Andes.
Petit pincement au coeur en quittant le "Penthouse 1004".
Nous tenons à remercier une nouvelle fois Annie et Cécilia pour leur accueil.



Le coin pratique d'Anne :

- La location de VTT : 120-150 pesos la journée. C'est cher, mais les vélos sont de qualité.

samedi 23 février 2013

La GRANDE traversée du Nahuel Huapi.


Dingues!
Ils sont dingues d'inventer des treks pareils !
Mais reprenons  les choses depuis le début ….
Après une semaine passée à l’auberge à nous morfondre (en cause, une météo capricieuse), nous faisons le projet un peu fou de passer 6 jours dans le parc Nahuel Huapi… En pleine autonomie…. Sans refuge…. À la sauvage !
Nous ne savons pas à quelle sauce nous allons être mangés !
La veille du départ, Cécilia, la gérante du penthouse, organise une ”snack party”.
Je trouve que c’est une bonne idée d’y assister !
Traquenard !!!
Chacun apporte des provisions, à manger et surtout, surtout à boire !
Personne n’a pensé à ramener d’eau minérale ! Certains diraient : “L’eau, ça rouille !”
La bière et le vin coulent à flot. Les discussions s’animent au fil de la soirée.
Jérémy, le Breton, débouche, décapsule les bouteilles à tour de bras….
A deux heures du mat : emballé, c’est pesé ! le monde est refait !
Et le réveil sonne tôt… trop tôt ! Nous prenons le bus à… midi !
Aline et Christophe, un couple de français, nous accompagnent lors de notre première étape…
Ns prenons rapidement de la hauteur. Se dévoile alors le lac Nahuel Huapi…
La balade est facile, la  démarche est aérienne, malgré les 20kg sur le dos et les derniers souvenirs gastriques de la veille….


Ns plantons la tente au bord d’un lac d’altitude… Le soleil décline et ns admirons le panorama.


La fraicheur s’installe rapidement.
Ns disons aurevoir à Aline et Christophe, qui rebroussent chemin…
Malgré le froid, je me lave. Un pauvre tuyau me sert de paume de douche….. Je grelotte . Le froid me saisit. Les lèvres d'Anne ont viré au bleu… Elle se trouve ds le même de congélation que moi.
Le plat de pâtes ns fait du bien.

Après un dernier coup d’oeil jeté au lac et aux montagnes, nous nous couchons. La nuit promet d’être fraiche. 
Fraiche au point de ne plus vouloir quitter le duvet une fois installés dedans !
Après un repos bien mérité, nous nous levons, frais et dispos !






La première montée est impressionnante. Elle relève plus de l’escalade sans assurance que du trek…. Nous progressons lentement….


Au bout d’une heure et demi, nous atteignons le sommet de la montagne….
Et bam ! Ns sommes subjugués ! Le volcan Tronador ns salue !


 Et Le lac "Nahuel Huapi" nous dit “aurevoir” !


 Ns ne savons plus où donner de la tête !


Ns faisons une pause. Nous nous imprégnons de la magie des lieux. Et nous savons déjà que ce parcours restera ds nos mémoires.
La montée nous semblait dure…. La descente se révèle infernale !



Le terrain est piégeux, parsemé de pierres instables, tranchantes comme des couteaux !
La pente donne le vertige… Ca promet pour la suite…
Ns sommes soulagés en atteignant la vallée verdoyante en contre-bas….
Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines !
Un nouveau sommet se dresse devant nous. Nous devons le franchir…
La pente est presque aussi forte. Le terrain presque aussi instable… Seule la couleur de la roche a changé. Du blanc crayeux, elle est passée au noir…
Le sommet se fait desirer… Nous suons sang et eau pour le rejoindre… Et paf !
Nouvelle vue. Toujours époustouflante. Nous apercevons la ”laguna C.A.B.” au loin…


Ns progressons une bonne heure sur la crète du “Cerro Bailey Willis”, qui culmine à 1927m…
Devant se dresse le “Cerro Negro” qui doit son nom à la couleur sombre de la roche. Tellement sombre qu’il absorbe littéralement la lumière du soleil.











Bientôt, se dévoile la “Laguna Negra”, un lac d’altitude se situant au pied du Cerro.



Ns allons y camper. Ns y sommes presque….
Malheureusement, on doit le contourner pour atteindre les abords du refuge….
Le lac est entouré de parois abruptes ; 2ème leçon d’escalade de la journée… Nous nous tractons à l'aide de cordes pour passer les obstacles rocheux . Nos sacs nous encombrent. Il nous faut une heure pour boucler le dernier km et atteindre notre point de chute !


Epuisés par la journée, notre tente devient notre meilleure amie et accueille nos corps fourbus.


Je ne déroge toujours ps à la règle du plongeon dans le lac. Anne s’y baigne aussi (les pieds). Les derniers rayons du soleil ns accompagnent.
Un clarinettiste (vous avez bien lu!), utilise la sonorité exceptionnelle des lieux , pour égrenner quelques notes de musique douce...  Chaque jour nous réserve décidément son lot de surprises !
Arrive le lendemain. Un renard rôde autour du camp.


Anne le filme…. Il est à 5 mètres, tranquille. Je prends mon appareil photo. Je fais le tour d’un bosquet d’arbustes pour pouvoir le shooter.
Et je me fais avoir comme un bleu !






L’animal attend que je m’éloigne de la tente pour piquer une tongue !!!!


Arghhhh ! J’essaie de  poursuivre le malautrus,  mais rien n’y fait. Il me sème en 5 secondes et profite de la végétation alentour pour s’échapper !
Ca ns servira de leçon ! “NE JAMAIS RIEN LAISSER TRAINER SUR UN EMPLACEMENT DE CAMPING”
Ns remballons le reste de nos affaires, constatant que l'enfoiré nous a aussi fauché du pain ! Il ne perd rien pour attendre !
Nous nous remettons en route. Nous quittons la “laguna negra” par le même chemin qu’à l’aller et ns dirrigeons vers la “Laguna C.A.B.”


 Elle se trouve à 3km à vol d’oiseau…. Seul bémol, ns devons passer une profonde vallée, protégée par un écrin de verdure. La pente qui y mène doit atteindre les 50% par moments…
Nous nous enfonçons donc dans la forêt. Nous nous tenons aux branches pour ne pas perdre l’équilibre. Ns glissons sur la terre molle et nos genoux sont mis à rude épreuve…
Arrivés au fond du "canyon", ns décidons de pique-niquer. Ns engloutissons  notre fromage et notre charcutterie avec gourmandise…
Après la traversée d’un beau torrent, nous entamons la remontée vers le lac…














Une montée genre “Pitons du Carbet”, pour ceux et celles qui connaissent !
Le sentier est à peine tracé. Nous enjambons d’énormes grumes, et nos sacs s'accrochent aux branches… J’ai l’impression d’évoluer en “terra incognita”. Le sentier se devine plus qu’il n’existe…
Il nous faut plus d’une heure pour grimper les 400m de dénivelé qui nous séparent du CAB.
Enfin arrivés, nous trouvons un endroit dégagé pour planter la tente. L’eau du lac est fraiche et limpide. J’en profite pour y faire un saut. Ns sommes seuls au monde…
Paisible est la nuit étoilée…
L’étape suivante nous réserve une autre surprise.
La végétation ne nous permet ps de  contourner le lac ! Habillés de nos slibards, nos pantalons à la main, nous pataugeons ds l’eau un bon moment !


Pourquoi s’embêter à créer un sentier quand les randonneurs peuvent couper directement par le lac ?
Après cet intermède pour le moins raffraichissant, nous remettons nos chaussures. Les pieds sont anesthésiés par le froid….
Pas le temps de se pencher sur d'éventuelles engelures. 



Le “Cerro C.A.B.” et ses 1900M doivent être franchis ! La forêt fait progressivement place à la rocaille… 


Les rayons du soleil cognent fort. Au sommet, ns redécouvrons le Tronador…


 Lequel doit son nom aux craquements incessants de ses glaciers…. Il s’est drôlement rapproché, le bougre (je parle du volcan) !
La descente, à nouveau, nous saisit. Ns rejouons les funambules avec nos sacs qui pèsent des tonnes… Au bout d’une demi heure, le terrain change. La pente se radoucit. La roche nue prend une teinte orangée. Vraiment magnifique !





Arrivés dans la vallée, nous sommes confrontés à d’autres problèmes…
Tout d’abord l’orientation : Les marquages se font rares. Il ns faut rejoindre une crète. La crète est entourée par une forêt inextricable. Et pas l’ombre d’un sentier !
D’autre part, le terrain devient marécageux. Les trous d’eau sont fréquents, et menacent d’engloutir nos chaussures.
Un faux pas est exclu ! Ns devons notre salut grâce à un couple faisant le trajet  en sens inverse ! Merci à eux !
Et nous devons une fière chandelle à nos chaussures imperméables qui auront évité à nos pieds de se noyer !
Nous laissons progressivement la vallée derrière ns pour franchir le “Cerro de Los Cristales”.
Le terrain est toujours aussi chaotique et instable… Il nous use. Ms nous tenons bon !
Après 6 heures de marche, nous voyons enfin la “laguna Creton”, objectif de la journée.
Petit detail fâcheux … un dénivelé négatif de plusieurs centaines de mètres nous séparent du lac…. Cette dernière descente est de loin la plus vertigineuse de toutes !
Et le terrain est complètement pourri. Les pierres, grosses comme 3 fois mon poing, roulent constamment sous nos pieds et finissent leur course loin en contre-bas. Je colle Anne, de peur d’en prendre une en pleine face ! Mes genoux sont à l'agonie. Anne est au bord de la rupture… Il est temps que ça s’arrête !
Ns passons une dernière zone marécageuse, permettant de tester une nouvelle fois l’étanchéité de nos chaussures.
Anne s’enfonce ds la boue jusqu’au mollet ! Quel plaisir !
L'endroit où nous plantons la tente est magique. C'est notre récompense après cette journée dantesque. Une cascade et son bassin  jouxtent le campement. nous prenons une bonne demi heure pour nous délasser...


Une question nous taraude, cependant. Doit on doubler l’étape du lendemain ? A croire qu'on n'a pas assez souffert durant l'étape !
La météo annonce en effet  du mauvais temps pour le surlendemain…
Après reflexion, ns décidons de tenter le coup. Ns ns levons aux aurores. Nos affaires sont pliées en deux temps, trois mouvements. Nous nous habituons peu à peu à cette vie nomade. Plier la tente, ranger nos affaires, vérifier que tout est en ordre…Nos gestes sont plus précis, plus rapides qu’au début du voyage. Chacun sait ce qu’il a à faire. Je savoure.
Nous entamons la seule montée de la journée. 400 mètres. Là encore, la beauté des paysages est époustouflante !

En un quart d’heure, ns apercevons 5 lacs. Tous de couleurs différentes. Allant du bleu profond au vert émeraude. Je ne sais plus où porter mon regard ! 






Le Tronador, refait lui aussi son apparition après s'être caché durant quelques jours….  Il nous accompagne durant une bonne partie de la descente. Une descente de 6 heures tout de même !


Pour finir, nous traversons le Rio Castano… de l’eau à mi-cuisse, nous luttons pour ne ps nous faire emporter par le courant ! Ns prenons la peine d’enlever nos vêtements avant de se lancer ! Après cette ultime péripétie, nous atteignons notre but : Pampa Linda.
Cette dernière journée nous a définitivement mis sur les rotules !
Après une longue attente, nous payons un bus à prix d'or pour nous ramener à Bariloche .
Il est 23h. Ns n’avons pas réservé d’hotel ! Nous prions pour obtenir une place à l’auberge….
Cécilia ns accueille. Regarde son registre. Et… nous annonce qu’il reste UNE seule place ! Je me porte volontaire pour dormir dans la salle commune ! Je déroule mon tapis de sol, prends mon duvet et me mets dans un coin. Je mentirais si je disais que j’ai bien dormi… mais nous sommes heureux d’avoir un toit pour la nuit  !!!!