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jeudi 25 avril 2013

San Pedro de Atacama...


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Pour se rendre à san Pedro de Atacama, rien de plus simple. Il faut mettre la main au portefeuille (80€/pers) et compter 24 heures de bus depuis Santiago… La route parait interminable….


On s'occupe comme on peut….
Manger, lire, dormir…. regarder des films plus ou moins récents (nous nous sommes farcis Top Gun, tout de même, au grand plaisir d'Anne), regarder le paysage, dormir…… et dormir encore ! La vie est dure….
A quoi ressemble San Pedro ?
C'est un oasis au milieu du désert...
2000 habitants, des maisons en adobe, des rues poussiéreuses, des tours-opérators à tous les coins de rue, cernée par plusieurs volcans de 5000m et plus… Le dépaysement est garanti !
Enfin, pas tant que ça ! Nous retrouvons la bande habituelle…. Roy, Julie et Marianne…














Autant dire que nous connaissons la moitié de la population de San Pedro ! 3/4 si on compte Aline et Gilbert, un couple de Français en vacances dans la région…
Sans oublier Arthur qui tient une boulangerie française, avec des baguettes croustillantes et des viennoiseries à tomber parterre… Il nous donne du baume au coeur….


Les étals du marché artisanal regorgent de surprises exotiques… On y trouve notamment des feuilles de coca, un stimulant très efficace pour lutter contre le mal des montagnes…
Et je ne me suis pas géné pour m'en procurer !!! Là où il y a de la gène, il n'y a pas de plaisir !
San Pedro est une espèce de poupée gigogne… On croit en avoir fait le tour, mais on découvre des points d'intéret à chaque coin de cactus !
La "Valle de la Luna" et son lever de soleil… nous étions seuls au monde !










La "Valle de la Muerte" et son coucher de soleil… Seuls au monde là aussi !


















Nous étions une vingtaine à La "Laguna Cejar", un petit lac salé, genre mer morte….




Et j'ai flotté dans cette eau pas franchement chaude, tel un Christ des temps modernes…. (J'ai les chevilles qui ont besoin d'un anti-inflammatoire, tellement elles enflent !)


Nous avons croisé quelques flamands roses sur le plan d'eau juste à coté….




















Tous les sites dont je viens de parler sont accessibles à vélo….
Et Anne ADOOOORE le vélo…
Non, je déconne !!!
Elle descend du VTT à chaque semblant de prémice de faux-plat, elle met les mains sur les freins à chaque descente, elle n'arrive pas à comprendre le principe du changement de vitesses, elle a peur de la circulation et a mal aux fesses au bout de 2mn assise sur une selle….. Mais là où elle est très forte, c'est qu'elle ne baisse jamais les bras !
C'est ainsi que nous aurons parcouru près de 100 bornes pour rejoindre les sites…. un véritable exploit !!!!
Une future cycliste du tour de France sommeille en elle (très profond, le sommeil) !
Mais San Pedro offre bien d'autres surprises que de sublimes balades à vélo….
Toute la région regorge d'endroits plus extraordinaires les uns que les autres !
Les lagunas altiplanicas, par exemple, offrent une myriade de couleurs exubérantes aux visiteurs.


















Les geysers de Tatio…. Certains les trouvent moins impressionnants que ceux d'Islande ou de Nouvelle Zélande… Peut être, mais Anne et moi avons adoré le site !









Les fumeroles provoquent des jeux de lumières qui laissent pantois. Les sommets alentour se parent de vert, d'ocre, de jaune et de beige…. Ces montagnes en imposent en dépassant allègrement les 5000m ! Ça incite à l'humilité !!!



Une petite baignade dans des eaux à 30 degrés à 4200m d'altitude n'a jamais fait de mal à personne….





Et la route qui y mène est sublime. On y croise des vigognes, des lamas, des cactus, et toutes sortes de volatiles incroyables.

une vigogne

un couple de lamas

















Et que dire du "Salar de Tara" ? Toujours ces montagnes hallucinantes, ces "édifices rocheux" aux dimensions titanesques, ces lagunes multicolores et ces milliers de flamands roses….










San Pedro est aussi connu pour être un des lieux privilégiés pour l'observation du ciel…
D'immenses téléscopes dominent l'Altiplano….


A la nuit tombée, nous avons rendez vous avec Alain Maury, un astronome passionné…
L'espace d'un instant, il nous met la tête dans les étoiles !!!


  San Pedro de Atacama nous laissera de sacrés souvenirs….



mercredi 17 avril 2013

L'ile de Pâques, nous voilà !


Que d’aventures !!
Que de rencontres et de retrouvailles ! Mais avant d'en dire plus, laissez moi vous présenter l'île de Pâques : ce petit morceau de terre forme un triangle de 15 kilomètres de cotés et se situe au milieu de l'Océan Pacifique. À 3600km des côtes chiliennes et à 4000km de Tahiti, ce qui en fait l'île la plus isolée du monde.
Notre projet initial : en faire le tour à pied et bivouaquer au milieu d'une nature préservée…


Nous sommes donc equipés en conséquence…
Nous enregistrons nos deux bagages. Jusqu'ici, tout va bien...
Fatale erreur !!!
Arrivés en salle d’embarquement, une annonce retient notre attention…
"Mademoiselle Anne Caron doit se présenter au guichet d'enregistrement de toute urgence…"
Glurp ! Les scanners ont repéré 2 objets suspects ! Deux bouteilles de gaz glissées dans son sac !
"Melle Caron est priée de les sortir."
"Mlle Caron se rend t'elle compte de la dangerosité des produits inflammables dans une soute à bagages ?"
Les agents de sécurité lui font la morale durant une bonne dizaine de minutes. Notre fierté est légèrement écornée, mais on s'en tire bien.
Pendant ce temps, l'avion est prêt à décoller, mais notre sac se trouve toujours dans l'aérogare... Résignés, nous montons dans l'avion avec la peur de ne retrouver qu'un seul bagage à l'arrivée.
Après 5 heures de vol, nous voici arrivés à destination.
La jauge de notre angoisse est maintenant à son paroxysme 
Le tapis roulant se met en route. Commence alors un lent défilé de valises, de colis et de sacs. Nous récupérons le mien. Mais aucune trace de celui d'Anne. J'imagine sa tête quand je vais devoir lui prêter mes caleçons !
L'attente est interminable, mais il sort enfin !
Ouf de soulagement !
Je me précipite et bouscule quelques personnes pour le récupérer. Anne a eu la délicatesse de réserver le seul camping abordable de l'ile.
Roy, le gars avec qui nous avons sympathisé à Pucon, s'installe lui aussi dans ce camping !
La place a de la gueule.


Nous plantons la tente face à la mer, direction plein ouest. Ça promet de beaux couchers de soleil.
Une cuisine est à disposition. Les toilettes sont propres.  Rien à dire !
Le lendemain, nous suivons le littoral sur quelques kilomètres.









L'occasion de voir nos premiers Moaïs.








Nous poursuivons notre balade en nous aventurant dans des grottes sombres et étriquées.




Le soleil cogne. Il cogne dur.
L’humidité ambiante rend l'athmosphère chargée, fatigante.
La boucle dure 6 heures. Anne se gave de goyaves trouvées au bord de la route. Elle en avale des kilos…



Pas le bon plan, Anne, tu en as trop pris !!!!
Elle sent comme une lourdeur dans son estomac.
Le diner ne passe pas. Elle se plaint de nausées. Elle finira par rendre son repas sous l’auvent…
Pas une goutte de vomi sous la tente… Je suis fier d'elle !
Elle passe une sale nuit…. Nous en déduisons qu'à l'indigestion s'est ajoutée l'insolation….
Anne ne fait JAMAIS les choses à moitié….
Elle est complètement lessivée le lendemain…
Elle passe d'ailleurs sa journée sur un pauvre transat tout rabougri.
De mon coté, j’en profite pour me rendre au volcan "Ranau Kau", juste à coté de "Ranga Roa"…
Je longe le littoral, hors sentier et 






je coupe à travers les herbes hautes.
Je me sens seul au monde !





















Le jour suivant, nous entreprenons l'ascension du "Maunga Terevaka", point culminant de l'ile, avec ses 500m !














Pour nous rendre au pied du volcan, nous tentons un stop.
Mauricio, un brésilien, nous y emmène.





Il nous accompagnera toute la journée.






Le sommet offre une belle vue sur l’ensemble de l’ile.
De là, nous coupons à travers les hautes herbes pour rejoindre "Annakenna", LA plage la plus célèbre de l'ile de Pâques ! Et qui c'est qui nous rejoint à ce moment là ? 

Roy !!!!  Sorti de nulle part !!!












Il nous accompagne jusqu'à la plage. Elle est gardée par 5 Moaïs absolument impressionnants.... Nous passons un moment magique.


























En fin d’après-midi, nous décidons de louer un scooter.


Plus question de bivouaquer hors des sentiers battus.
deux raisons à cela : c’est interdit et surtout, il n’y a pas de points d’eau !

 Le jour suivant, nous nous levons vers 6H30. Il fait encore nuit.
Nous enfourchons notre deux-roues pour rejoindre Tongariki, le spot des levers de soleil….



Bam ! On en prend plein les yeux ! Les Moaïs, le soleil, la mer, les falaises...
Puis on enchaîne avec "l'ascension" du volcan "Poike"….












On fait une petite grimpette. Arrivés au sommet, Anne est pressée de redescendre.
Je reste quelques minutes à méditer….
Et m’en vais la rejoindre….
Et voilà t’y pas que je vois Anne et son paréo bleu, en contre bas, rattrapés par un troupeau de plusieurs centaines de bovins endiablés, en pleine course !
Je me dis : - "Ce n’est pas possible ! Ça ne peut pas être elle !
Et bien si, c’est elle !!!!
Le troupeau passe. Anne est toujours debout. Toujours en vie. Je suis soulagé !
Elle me dira plus tard que les vaches se sont écartées, et qu’elles sont passées tout, tout près….
Les gauchos présents se sont inquiétés, se précipitant vers elle pour lui demander si tout allait bien…. On les comprend !
Ohhhh, merde !
Après cette aventure, nous reprenons le scooter et mangeons un  morceau. Le cadre est superbe, au milieu d'une cocoteraie...
La suite du programme : la carrière des Moaïs, Rano Raraku….



L'endroit est totalement dingue !
Il y en a des centaines, plantés dans la terre, regardant l'horizon…
Certains ne sont pas terminés, d'autres sont brisés. Se dégage de ce lieu un mystère, une ambiance quasi mystique...



En revenant à Ranga Roa, nous admirons le littoral. Les vagues sont fabuleuses, énormes, magnifiques…


Nous faisons un petit détour par la plage d'Ovéa… Une pure merveille !!















Nous rendons notre destrier à moteur, mangeons une glace et revenons au camping.
Nous reprenons un scoot 3 jours plus tard pour en profiter une dernière fois.
Entre temps, nous faisons la connaissance de plusieurs personnes complètement barrées…
- Un monténégrain assez louche, armoire à glace tatouée avec une coupe "iroquois",prétendant être architecte (après avoir hésité dans sa réponse),  fuyant son pays (la police veut le tuer), qui cherche une femme, australienne et pleine aux as de préférence, pour obtenir la nationalité….
C même bonhomme nous raconte une sombre histoire de maison hantée qui lui serait arrivée au Brésil… Vous voyez le tableau…. Le genre de type qui fout les jetons !
- Un couple de français alcoolos, drogués et rentiers, qui passent les frontières avec du LSD….
Retraités à 40 ans, ils sont plein aux as après avoir bossé dans la pub…
Tout en discutant, monsieur tète une bouteille de "pisco sour" (cocktail chilien) d'un litre et demi comme d'autres boivent de l'eau…

Départ le lendemain :
Un des arceaux de la tente a cassé.
Et les chaussures de marche d’Anne ont lâché aussi !
Certains postes de dépense vont exploser….
En arrivant à Santiago, on prend une douche, et au lit.
Lendemain, départ pour Atakama, après avoir acheté de nouvelles pompes… qui nous ont coûté un bras et demi...

24h de bus…. Ça laisse songeur !